N° PM29003001 - bateau de compétition : sloop bermudien de course croisière DANYCAN

 
Edifice : port
  29160 Crozon
Image manquante

Informations :

Auteur de l'oeuvre : Pierre Delmez Constructions Nautiques (chantier naval);Cornu Eugène (architecte naval)
Catégorie technique : patrimoine maritime
Commune forme index : Crozon
Copyright : © Monuments historiques
Année de creation : 1949
Dénomination : bateau de compétition
Date du récolement : 2009
Description : Sloop bermudien de 24 pieds classe III du RORC (Royal Ocean Racing Club). Sa forme arrière en canoë, signature d'Eugène Cornu, a inspiré d'autres constructeurs. Sa structure axiale est en acajou ou iroko, les varangues en chêne, les membrures en acacia ployé, une technique souple et légère familière de ce chantier de nautisme fluvial. Il est bordé en acajou. Le pont est en pin de l'Oregon. Le lest en fonte pèse 1,5 tonne. Le mât en spruce mesure 13,30 m, et la bôme 4 m.
Dimensions : h = 1040 (hors tout) ; h = 735 (à la flottaison) ; l = 248
Date de la derniere mise a jour : 2022-09-26
Date de création de la notice : 2011-11-17
Date et typologie de la protection : 2011/03/28 : classé au titre objet
Etat : oeuvre restaurée
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
Lieu de création : lieu d'exécution : Ile-de-France, 94, Le Perreux-sur-Marne
Historique : DANYCAN, du nom d'une famille d'armateurs corsaires malouins, a été construit en 1949 sur plans d'Eugène Cornu aux chantiers Pierre Delmez Constructions Nautiques du Perreux-sur-Marne. Cette famille de charpentiers navals, connue pour des constructions légères, a été active de1858 à 1951. DANYCAN a changé douze fois de propriétaire et a navigué de la Méditerranée à la Manche. Outre M. Charles Pilorget, régatier mythique réputé avoir possédé une soixantaine de bateaux, le plus prestigieux a été son prédécesseur et quatrième propriétaire de 1952 à 1964, le comte de Rosambo. Ce yachtman réputé des années 50 et 60 au sein de la Société des régates rochelaises a gagné avec lui des trophées prestigieux dont, en 1960, le trophée Aile Noire de l'UNC (Union nationale pour la course) au titre du bateau s'étant le plus distingué pour son éclat et son mérite sous les règles du RORC, et la coupe Marie-Christine du bateau du RORC ayant eu les meilleures performances. Il s'est trouvé aux places de tête d'une cinquantaine de courses, dont plusieurs à partir de Plymouth et de Cowes. Un de ses équipiers familiers est devenu célèbre, puisque les Tabarly père et fils, amis des Rosambo, ont navigué à bord de DANYCAN, Éric en particulier de 1954 à 1958, avant la remise en état de PEN-DUIK par le chantier Costantini en 1960. Le propriétaire actuel a signé une convention de partenariat avec le Club Nautique de Crozon-Morgat (CNCM) l'intéressant au projet de restauration dans le cadre d'un programme de régates classiques. DANYCAN s'engage dès 2012 dans les courses du Yacht Club Classique de La Rochelle. Course Croisière Plymouth-La Rochelle 2014 (Challenge Classique Manche Atlantique).
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM29003001&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : acajou;iroko;chêne;acacia;pin;spruce;fonte de fer
Numéro de l'arrêté de protection : 2011-025
Observations : Au cours de ses courses DANYCAN a attiré le regard du fameux photographe Beken. Sa victoire toutes classes dans la Plymouth-La Rochelle lui valut en 1957 la couverture des 'Cahiers du Yachting'. La revue 'Bateaux' lui consacra également sa couverture en 1960. Éric Tabarly a rappelé dans ses mémoires qu'il s'était formé à bord de FAREWELL à la Trinité et de DANYCAN à La Rochelle.
Précision sur la dénomination : sloop bermudien
Personnes liées à l'objet : Rosambo comte de (propriétaire);Pilorget Charles (propriétaire);Tabarly Eric (personnage célèbre)
Précision sur_l'état : Oeuvre restaurée : délaissé à terre depuis 1982 par son onzième propriétaire et entreposé pendant quinze ans sans entretien. Les dégradations du bateau étaient de deux ordres. D'abord, celles dues à la mauvaise conservation et à des infiltrations d'eau douce : pourriture de la quille et du galbord, doutes sur la solidité de l'étambot, dommages sur la préceinte, dégradation du bordé. L'état général du bateau est malgré tout inespéré compte tenu des conditions dans lesquelles il a été laissé à l'abandon. D'autres dégradations avaient été causées par des travaux intempestifs du précédent propriétaire : percement d'un panneau de pont sur la plage arrière, remplacement de taquets d'origine par des bittes d'amarrage, collage-clouage d'un pont en contreplaqué par dessus le pont en pin de l'Oregon, enlèvement des portes de descente, à quoi on pouvait ajouter le remplacement à une date inconnue du moteur auxiliaire COUACH BD1 de 5 CV avec hélice en bec de canard par un YANMAR PMX8 deux fois plus lourd actionnant une hélice tripale. Entré au chantier en juin 2009 pour une première tranche de restauration, celle des oeuvres vives, par les Charpentiers de Marine Camarétois : le lest a été déposé et une nouvelle quille a été confectionnée en acajou de Grand Bassam 5 plis. La boulonnerie d'étrave et de poupe, et la fixation du lest ont été remplacées par des pièces en inox. Les cinq bordés inférieurs ont été déposés. Un ber a été installé pour le nouveau moteur. Un bordé tribord est à remplacer ainsi que certains barrots. Les aménagements intérieurs et l'accastillage ont été déposés. La seconde tranche, consacrée à la motorisation, voit le remplacement du moteur trop lourd, et de toute façon hors d'usage, par un moteur aussi proche que possible en puissance et en poids du COUACH d'origine. Un NANNI 14 CV a été retenu parce que son constructeur est l'héritier de la marque COUACH. La troisième tranche est la réfection du pont et du roof, la réfection partielle des barrots, l'enlèvement du capot arrière intempestif et la remise du cockpit en conformité. Au cours de la quatrième tranche, les aménagements intérieurs d'origine ont été remontés, et les circuits électriques refaits. D'autres travaux sur la voilure et le gréemenr parachèvent cette restauration. À l'issue de sa restauration, DANYCAN conserve 75% de sa masse d'origine, dont toutes les membrures, le roof, 70 % des bordés et le mât.
Typologie de la protection : classé au titre objet
Siecle de création : 2e quart 20e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Musée National de la Marine : plans du DANYCAN
Statut juridique du propriétaire : propriété d'une personne privée
Commune forme editoriale : Crozon
Typologie du dossier : dossier individuel